Cadeau de Noël = un paquet de maladies

Rhino-pharyngite-laryngite-gastro-entérite-bronchite. J'imagine le nombre de parents qui vont résumer leurs congés en égrainant la litanie de maladies que leurs enfants ont traversées pendant les vacances. Vous savez Noël, ce moment qu'on attend un mois à l'avance en déprimant quand l'ensoleillement se résume au quart d'heure où vous étiez aux toilettes. Cette occasion de partager des moments en famille. Si c'est vraiment l'objectif, quel est le con qui a créé des festivités pile au moment du pic épidémique de la plupart des virus ? Au premier jour des vacances chez mon père, ma fille a gerbé dans son lit à 2 heures du matin. "J'ai l'impression de revivre l'année dernière", a lâché mon frère qui a suffisamment à faire avec son nouveau bébé.

J'ai eu un flash-back. Oui, l'année dernière, c'était exactement la même chose. D'ailleurs, à bien y réfléchir, à la Toussaint aussi. Et les dernières vacances d'hiver étaient atroces. En fait, à part lors de notre voyage en Sicile, ma fille a toujours été malade pendant les vacances. Cette année, il y a une seule nuit où je n'ai pas été réveillée par la toux ou la fièvre d'un de mes rejetons. Mention spéciale pour le Nouvel An (qui est toujours exceptionnellement glauque), quand je suis rentrée de balade en urgence avec ma fille dont les lèvres étaient devenues violettes et qui affichait 40 de fièvre.

Le Nouvel An. Le moment des bonnes résolutions. J'ai donc décidé de ne pas décider de reprendre le sport, de maigrir ou d'arrêter de fumer, puisque ce sont les résolutions les plus communes et les moins souvent tenues. Non, cette année, j'ai décidé d'être belle. J'aime bien. C'est égoïste. Je veux me créer du temps pour moi. Ça me fait oublier ces nuits où, la mèche grasse collée sur le front, les yeux cernés, je mouche ma fille et la supplie de boire son Doliprane.

De leur côté, si mes enfants pouvaient prendre la résolution de faire la nique aux maladies...

Mauvaise mère mais bonne cliente

Absurde mais vrai. La semaine dernière, j'ai commandé plusieurs exemplaires de mon propre livre. En plus de nous avoir jamais averties que le bouquin sortait en poche, notre éditeur ne nous en a jamais livré. Je vous parle même pas d'être payées, hein, on n'est pas dans le monde des Bisounours !

Bref, me voila réapprovisionnée pour l'offrir aux jeunes et futures mamans qui fleurissent dans mon entourage. 

Quand un homme tient un bébé dans les bras

Un bébé pleure, un homme le prend dans ses bras et le miracle se produit: l'enfant ne moufte plus. Fabuleux, énorme, amazing! L'assistance se regarde, incrédule. C'est la descente du saint esprit sur terre. Cet homme est merveilleux!

Cette scène, on l'a toutes vécue et, bizarrement, on n'en a jamais été l'héroïne. Mais moi aussi, je veux une haie d'honneurs! Le ravissement de l'assistance, je devrais y avoir le droit ne serait-ce que pour être capable de supporter les cris de ma louloute - doublure dans L'Exorciste dans une autre vie. Lancez-moi des roses: quand je plie les genoux et que je lui tapote le derrière, elle arrête de broncher. Non, rien, vraiment?

Cette scène, c'est la spécialité de mon beau-père. Au bout de dix minutes, il rend le bébé en grimaçant parce qu'il a mal au dos, aux chevilles ou qu'il a un match à regarder. Mais entre temps, il a récolte l'admiration de la gente féminine pour l'éternité. Dans le registre VIP, Obama vient de faire pareil et les Américaines sont en transe. J'adore Obama, mais vous avez vu dans quel état ça met la petite fille dans la vidéo? Ok, lui, il a une excuse. C'est normal qu'il rende le bébé, vu que ce n'est pas du tout le sien.

Note pour ma belle-soeur qui lit ce blog : merci de ne pas en parler à ton père.