Après les premiers pas à la maternelle, certains enfants ne souhaitent plus y retourner. Pour résoudre le problème de manière durable, il est essentiel d’en identifier la cause avant de tenter de régler le problème.

 

Le changement de milieu : une raison pour faire des caprices

 

L’entrée à la classe maternelle constitue pour la majorité des enfants un changement radical de leur rythme de vie. Une part importante de leur journée se passe en effet loin du cocon familial. Pour certains enfants qui ont eu l’habitude d’accaparer toute l’attention des adultes aux alentours, la modification des relations sociales est perçue comme un affront. Ils s’expriment alors par des cris et des pleurs, ou s’en vont bouder dans leur coin à l’heure du départ. Généralement, il s’agit d’un caprice d’enfant qu’il faudra régler en discutant avec lui des bienfaits de l’école, des nombreux amis qu’il rencontrera et des jeux qu’il pourra faire. Si besoin, il faut sévir, mais pas au point de lui faire détester encore plus l’école.

 

Opter pour une acclimatation progressive

 

Lorsque l’angoisse d’aller à l’école est trop forte, il est essentiel de procéder par étape afin de lui donner progressivement l’envie de quitter la maison. Discutez avec la maîtresse afin de déterminer s’il est possible dans un premier temps d’alléger son emploi du temps. Cet aménagement est tout à fait possible au cours de sa première année d’école. Chaque soir, au moment du dîner, demandez-lui ce qu’il a fait à l’école en le félicitant de ses progrès. S’il rechigne à en parler, il convient de prendre les devants en demandant un rendez-vous auprès de l’enseignant. Il vous renseignera sur l’évolution de l’enfant et des éventuels problèmes qui se posent. Si l’angoisse n’est pas résolue en bas âge, elle risque rapidement de se transformer en phobie scolaire qui nécessitera l’intervention d’un pédopsychiatre.